On ne présente plus Bring Me To Life - morceau culte de Evanescence. Retour sur le titre qui, inévitablement, a marqué l'histoire du groupe.
Si vous êtes ce que l'on appelle un.e millennials (un.e trentenaire, quoi), alors Evanescence a clairement bercé votre adolescence. Si vous prenez le temps de vous souvenir de cette époque bénie que fut celle du lycée (vous sentez l'ironie ?), alors le morceau Bring Me To Life vous fera le même effet que la madeleine de Proust. Parce que oui, nous avons tous (ou presque) écouté le morceau culte à fond dans nos casques Skull Candy (si ce simple noms débloque des souvenirs, alors vous êtes au bon endroit). Bref, Bring Me To Life est aussi culte que l'album Fallen est mythique. Et ça tombe bien parce que 20 ans après ce succès triomphal, Evanescence s'offrira très bientôt un passage en France. Au programme, un concert exceptionnel au Zénith de Lille le 7 juin prochain (avec Europe 2)... l'occasion pour nous de revenir sur Bring Me To Life et surtout sur le sexisme dont le morceau (et son interprète Amy Lee ont été victimes). On vous remet dans le contexte : comme le précise si bien nos confrères de chez Mademoizelle, Evanescence dévoile Bring Me To Life le 22 avril 2003. Et comme de nombreux morceaux rock (par exemple Supermassive Black Hole de Muse), le titre gagnera en popularité grâce à un film : Daredevil. On vous rafraîchit en vitesse la mémoire, Daredevil -avec Ben Affleck et Jenifer Garner- n'est autre qu'un super héros qui s'appuie sur tous ses sens après avoir perdu la vue. Bref, carton plein pour Bring Me To Life qui, à l'heure actuelle, cumule plus d'un milliard de vues. Or, saviez-vous que nous avons failli ne jamais entendre le morceau ? Dans une interview accordé à Fader en 2017, Amy Lee revient sur la genèse du morceau culte, expliquant s'être inspirée de celui qui, plus tard, deviendrait son mari : 'Cette chanson a été écrite à propos de celui qui est à présent mon mari (Josh Hartzler, NDLR). Je sortais d’une relation toxique qui m’avait fait du mal pendant longtemps. Je pensais réussir à faire semblant d’aller bien, mais Josh, ce mec que je ne connaissais à peine mais que j’aimais beaucoup […] m’a regardée dans les yeux et m’a dit : « Es-tu heureuse ? » Ça m’a prise de court. Je me suis sentie à nu, mais d’une bonne façon — comme s’il pouvait lire en moi".