Historiquement, l'Irlande a connu deux "dimanches sanglants" : Le premier a eu lieu en 1920, lorsque les troupes britanniques ont tiré sur la foule lors d'un match de football à Dublin, en représailles à l'assassinat d'agents secrets britanniques. Le second, lui, a eu lieu le 30 janvier 1972. Ce jour-là, des parachutistes britanniques ont tué près de treize citoyens irlandais lors d'une manifestation pour les droits civiques à Derry (Irlande du Nord). Dans sa chanson, U2 évoque surtout ce dernier. Dans ce titre, U2 dépeint plus des conflits interpersonnels que les événements du Bloody Sunday. D'ailleurs, sur scène, l'artiste aura tendance à introduire le morceau en disant à la foule "Ce n'est pas une chanson rebelle". Sur scène, Bono prendra l'habitue l'interpréter le morceau en brandissant un drapeau blanc en guise d'appel à la paix. Justement, cette image s'est ancrée dans l'esprit collectif, notamment grâce au clip : une performance live donnée par le groupe Red Rocks Amphitheatre (Colorado) : Under a Blood Red Sky. Réalisé par Gavin Taylor, le live capture l'énergie du groupe en direct, alors qu'ils luttent contre les éléments pour livrer une performance mémorable.
"Ce n'est pas une chanson rebelle"
Sunday Bloody Sunday est à retrouver sur Songs of Surrender, déjà disponible.